Jack Jeffrey et Bernadette Phan

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Heures d'ouverture de la galerie :
du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 15h à 19h.
Le samedi de 10h à 12h et de 15h à 18h.

Galerie du Tableau

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Diem Perdidi est une association créée en 1990 et dont l’objet est " la promotion des artistes plasticiens de la Région Provence Alpes Côte d’Azur ".

Depuis 1991 Diem Perdidi gère la Galerie du Tableau, rue Sylvabelle, à Marseille.

C’est un petit espace agrandi par le temps. En proposant un artiste par mois, la Galerie du Tableau, n’aurait pu en vingt-deux ans n’en proposer que deux cents.

Pour l’heure ce sont deux mille expositions et plus qui ont eu lieu.

Le 17 décembre 1990, un " microbe " de Max Ernst était proposé pour l’inauguration. Une épidémie s’est, ce jour-là, déclarée.

Dans cette galerie sont exposées des oeuvres d’art contemporain avec cette singularité que les expositions se déroulent selon un rythme bimensuel. Autrement dit un lundi sur deux a lieu un vernissage. Ainsi plus de 2000 artistes, pour la plupart de la Région PACA, ont pu présenter leurs travaux à la Galerie du Tableau.

Outre cette activité régulière, Diem Perdidi organise des manifestations qui permettent des échanges internationaux : Il s’agit alors soit de permettre aux artistes de la Région d’exposer à l’étranger, soit d’organiser l’accueil d’artistes étrangers dans la Région PACA.

Diem Perdidi

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Pascale Mijares : exposition du15 décembre 2014 au 17 janvier 2015

 

Ineffable ordinaire

Nous tenons un rôle social par notre inscription dans le monde du travail ou au sein de la famille. Nous prenons en charge les normes, les conventions que cela implique. Ces règles sociales légitiment une vie ou la précarisent.
On distingue trois formes de précarité. Lorsque les conditions matérielles empêchent toute possibilité d’agir, lorsque que la marginalisation interdit de faire entendre sa voix ou lorsque que le mépris social ne permet pas de reconnaitre la créativité d’un individu ou d’un groupe ainsi stigmatisé. La précarité sous toutes ses formes est aujourd’hui inscrite dans notre quotidien, admise, banalisée. Critiquer cette « normalité sociale », c’est refuser que les codes sociaux confirment ou infirment les existences. La visibilité ou l’invisibilité ne sont pas des qualités naturelles, inhérentes à l’existence humaine.
« La vie ordinaire est comme une série de braconnages à l’intérieur de la forêt des normes. Le quotidien s’invente ainsi dans les détournements que l’homme ordinaire produit lorsqu’il réalise les normes. »*
L’inexprimable charge poétique qui résulte des détournements, la pugnacité à combiner sa vie, à harmoniser sa survie, « fricotent » avec le sublime.
Je suis née dans un paysage de grisaille, de briques et de champs de betteraves, à l’ère du formica, du pyrex et de la toile cirée. Edifier un abri avec des meules de foin, improviser un cerf-volant avec un quotidien, courir sur les marres gelées, trier les patates dans les caves à charbon, aller à la ferme ou ramener les bouteilles à la consigne… : autant d’anachronismes qui sculptent ma survie.

Pascale Mijares
membre de ART.M, la Friche la Belle de Mai

www.documentsdartistes.org/mijares

*(Vies ordinaires, vies précaires, Guillaume Le Blanc, Paris, Seuil, 2007)

Fermeture de la galerie le 25 décembre et du 1 au 4 janvier inclus.
Le 24 et 31, fermeture à 17 h

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