Jack Jeffrey et Bernadette Phan

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Heures d'ouverture de la galerie :
du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 15h à 19h.
Le samedi de 10h à 12h et de 15h à 18h.

Galerie du Tableau

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Diem Perdidi est une association créée en 1990 et dont l’objet est " la promotion des artistes plasticiens de la Région Provence Alpes Côte d’Azur ".

Depuis 1991 Diem Perdidi gère la Galerie du Tableau, rue Sylvabelle, à Marseille.

C’est un petit espace agrandi par le temps. En proposant un artiste par mois, la Galerie du Tableau, n’aurait pu en vingt-deux ans n’en proposer que deux cents.

Pour l’heure ce sont deux mille expositions et plus qui ont eu lieu.

Le 17 décembre 1990, un " microbe " de Max Ernst était proposé pour l’inauguration. Une épidémie s’est, ce jour-là, déclarée.

Dans cette galerie sont exposées des oeuvres d’art contemporain avec cette singularité que les expositions se déroulent selon un rythme bimensuel. Autrement dit un lundi sur deux a lieu un vernissage. Ainsi plus de 2000 artistes, pour la plupart de la Région PACA, ont pu présenter leurs travaux à la Galerie du Tableau.

Outre cette activité régulière, Diem Perdidi organise des manifestations qui permettent des échanges internationaux : Il s’agit alors soit de permettre aux artistes de la Région d’exposer à l’étranger, soit d’organiser l’accueil d’artistes étrangers dans la Région PACA.

Diem Perdidi

Patrick Michault : exposition du 02 au 14 mai 2016

L’OBSTACLE COMPLÉMENTAIRE

L’évidence n’est pas toujours au rendez-vous : la pomme de Newton ou l’œuf de Colomb paraissent aujourd’hui comme des lueurs dans l’obscurantisme. Galilée en énonçant sa théorie pouvait savoir qu’elle serait battue en brèche quelques siècles plus tard tout en lui conservant son pouvoir d’invention.

L’interdit nous est plus familier en ce sens où nous devons tous les jours le contourner. Patrick Michault nous entraîne sur les chemins qu’il a du parcourir dans les deux sens pour être à même de le faire.

Il a déterminé un obstacle horizontal d’abord à notre vue et il sait ainsi nous imposer une image et le sens de cette représentation. Le symbole d’une gaine d’aération, supposée apporter l’élément vital, est ici parsemé de végétaux hostiles faisant partie de notre univers environnemental. Une sorte de maladie qui s’impose ou que nous imposons nous même.

L’évidence, c’est que l’envers existe passé sa profondeur qu’il faut savoir aller chercher dans la troisième dimension. L’obstacle ici devient une aide, une invitation à son contour. Il nous impose aussi l’obligation de se plier devant lui, les épines des végétaux défendant l’accès supérieur.

C’est une façon d’écrire le travail de l’artiste qui doit composer avec l’existence et ses difficultés, sa vie matérielle et sa propre identité. Contourner l’obstacle, ce n’est pas l’ignorer, c’est une façon de le représenter et peut-être un jour de le supprimer.

L’obstacle et l’artiste ont la même manière de se tenir en s’appuyant sur des verticales lointaines que l’on pourrait deviner pourtant chez nos proches, dans notre métier ou dans des réalités quotidiennes. C’est enfin prendre l’air qui entoure comme une dimension supplémentaire parce que complémentaire.

Passer dessous est alors plus qu’une évidence, c’est une réalité qui mesure nos pas et invite à lever les yeux.

 

Bernard Plasse

Catalogues en PDF des expositions précédentes à télécharger

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