Jack Jeffrey et Bernadette Phan

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Heures d'ouverture de la galerie :
du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 15h à 19h.
Le samedi de 10h à 12h et de 15h à 18h.

Galerie du Tableau

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Diem Perdidi est une association créée en 1990 et dont l’objet est " la promotion des artistes plasticiens de la Région Provence Alpes Côte d’Azur ".

Depuis 1991 Diem Perdidi gère la Galerie du Tableau, rue Sylvabelle, à Marseille.

C’est un petit espace agrandi par le temps. En proposant un artiste par mois, la Galerie du Tableau, n’aurait pu en vingt-deux ans n’en proposer que deux cents.

Pour l’heure ce sont deux mille expositions et plus qui ont eu lieu.

Le 17 décembre 1990, un " microbe " de Max Ernst était proposé pour l’inauguration. Une épidémie s’est, ce jour-là, déclarée.

Dans cette galerie sont exposées des oeuvres d’art contemporain avec cette singularité que les expositions se déroulent selon un rythme bimensuel. Autrement dit un lundi sur deux a lieu un vernissage. Ainsi plus de 2000 artistes, pour la plupart de la Région PACA, ont pu présenter leurs travaux à la Galerie du Tableau.

Outre cette activité régulière, Diem Perdidi organise des manifestations qui permettent des échanges internationaux : Il s’agit alors soit de permettre aux artistes de la Région d’exposer à l’étranger, soit d’organiser l’accueil d’artistes étrangers dans la Région PACA.

Diem Perdidi

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Carlos Kusnir : exposition du 15 au 27 septembre 2014.

Des formes mi singe mi ornement, à moins qu’elles ne soient un peu balai mais aussi brique…qui laissent le critique dans un même état d’indécision et de silence impuissant que celui dans lequel se trouvèrent sans doute les premiers naturalistes qui se trouvèrent face à face avec un ornithorynque.
Rappelons, en effet, que lorsque, en 1798, le gouverneur de Nouvelle-Galles du Sud envoya le premier spécimen découvert par des Européens en Grande-Bretagne, les scientifiques britanniques crurent d’abord à un canular : un montage du a un taxidermiste asiatique qui aurait, pensait-on, cousu ensemble un bec de canard et la fourrure d’une sorte de castor. Ce que leurs catégories a priori ne leur permettaient pas d’appréhender, ils ne pouvaient en accepter l’existence.
De fait, Kusnir a tout du taxidermiste asiatique, à ceci près que son art, loin de produire du faux, à coup de montages et de coutures cachées, fait de lui un véritable créateur d’ornithorynque, au sens le plus fort du terme créateur : quelqu’un qui introduit dans le monde de la peinture de nouvelles espèces qui, par nature, défient l’entendement de qui ne conçoit bien que ce qui s’énonce clairement.
L’une des rares choses qu’aient bien voulu me dire Carlos Kusnir, lorsque nous avons discuté de la rédaction de ce texte, fut, sur le mode de la remarque incidente, qu’il trouvait incroyable que certains critiques soumettent leurs textes aux artistes, avant impression, pour approbation. Remarque qui tant par la manière dont elle fut formulée – en passant, en ayant l’air de parler d’autre chose que de ce pour quoi nous étions-là, c’est-à-dire pour parler de son travail de peintre – que par le dédain de tout consensus qu’elle exprime, dit admirablement l’attitude de Kusnir : cette façon de trouver que tout malentendu est plus fécond qu’on ne sait quel ennuyeux accord. L’artiste n’est pas là pour dire oui, mais pour déjouer toute approbation et tirer de cette posture sans cesse critique la force d’inventer du nouveau, c’est-à-dire de l’indescriptiblement nouveau. Dès lors, si un texte parvenait à dire avec exactitude ce que fait Carlos Kusnir, alors, sans aucun doute, ce dernier aurait le sentiment d’avoir échoué. Gageons que ce texte n’a pas encore été écrit.

Pierre Wat - Extrait du texte de l'exposition à Lab-Labanque

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