Va-nu-pieds
exposition collective
exposition du 4 août au 12 septembre 2025
Après « L’exposition sans nom » (le premier épisode du 13ème chapitre de la Saga de la Cabane Georgina") , le 2ème épisode se déploie en deux parties qui se complètent : un à la Galerie du tableau et l'autre à la Cabane Georgina à la Madrague de Montredon en bordure du parc des calanques.
Toutes les oeuvres de "L'exposition sans nom" rejoignent la Cabane Georgina qui prépare sa nouvelle métamorphose avec les habitants et les aficionados du mauvais sous la rose pour préparer " Le jour de toutes les fêtes".
Pendant ce temps, à la Galerie du tableau, l'expérience collective continue avec l'épisode "Va-nu-pieds" qui amorce la réflexion d'un nouveau départ avec tous les artistes et personnalités curieuses de jouer un avenir en commun.
Pour rappel : quand on est tombé, quand on a été trainé à terre comme un malpropre, quand on a été bouc-émissaire jetté en pâture de jeux de dupes au milieu de profiteurs mauvais ou inconscients, comment est-il possible de se relever avec presque rien ? Comment garder en son coeur le désir de fraternité qui rassemble au-delà des chapelles, des mesquineries de l'argent et des petits pouvoirs égotiques ?
Tout au long de l'épisode "L'exposition sans nom", une porte basse pour rentrer dans la galerie nous invitait à l'humilité. Baisser la tête comme un homage aux sujet existentiels abordés par les artistes : la mort, la guerre, les camps d'extermintation, la maladie, la follie, la violence, la fatalité, les écrans, le capitalisme débridé, l'inconsience de l'humanité.... Terribles rumeurs de nos vies qui nous font espérer savoir choisir plus d'amour et de partage.
Cette fois, pour visiter l'expostion, vous êtes invités à vous déchausser. Si vous ne le faites pas, c'est votre problème, pas le notre.
"Va-nu-pieds" pour sentir le sol, là où certains se sont écroulés, là où notre prétention laisse croupir d'autres êtres, la terre où chacun retournera.
C’est à travers la mémoire des dernières 22 expositions de la Galerie du Tableau depuis juin 2024 (17 individuelles, 3 duos et 2 collectives) ainsi qu’en replongeant dans les résidences artistiques qui se sont déroulées à la Cabane Georgina, que s’annonce une nouvelle transformation. Lente ou fulgurante, comme elle peut.
Un nouveau départ qui puise sa force au milieu du jeu du tarot de Marseille avec son nombre 13. La carte sans nom.
Après les questions, les tristesses et les joies, nous continuerons à apprendre à trancher pour l’humilité des repousses.
Tous déjà débaptisés, nous prendrons garde à l’argent.
Nous sommes descendus ensemble mains dans la terre, tête dans l’eau et pieds au ciel.
Nus ou presque, nous partagerons des bouts de ficelles pour muser ensemble.
L’art comme un chant d’oiseau un matin d’été. Rien d’autre.
Os, troncs, coquilles annonceront d’autres mondes.
Tendre au vert pour nous envoler en direction des astres.
Jérémy Chabaud, juin 2025.
visuel :
"Les clochars au bistrot", Renée Unik, (vers 1930), huile sur toile